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LA FONTAINE DES PELERINAGES
Cette fontaine a été l'objet d'un pèlerinage qui se perd dans la nuit des temps et qui était encore fréquenté au lendemain de la Grande Guerre. Jusqu'en 1930, même, il y avait toujours des pèlerins isolés dont certains venaient de loin (un témoin se rappelle en avoir rencontré qui venaient de Decazeville par le train). Ces pèlerins ne fréquentaient pas les auberges, mais pique-niquaient sur place, après avoir bu l'eau de la fontaine.
Du temps où la procession partait de l’église, le chef du saint était porté par les hommes de la paroisse et trempé dans la fontaine. On peut du reste constater que le chef de Saint-Martial s’en est trouvé terni, alors que celui de Saint-Etienne est demeuré brillant.
André PEYRE
LA PEYRADE ET SES PONTS
A la sortie du bourg, la rupture de pente s'amorce, et après une longue «épingle à cheveux» qui atténue sensiblement la déclivité, nous sommes à La Peyrade (abrégé de via peirada ? chemin empierré) et ces trois ponts, le premier, le plus important, sur La Loyre, les deux autres sur le ruisseau du pont Siauve descendu tout droit de l'hippodrome de Pompadour. Quant à la Loyre, rien de commun. évidemment avec le grand fleuve ligérien. Cette Loyre comme sa petite sœur du Cayre, affluent de la Corrèze, rive gauche, signifie « rivière où abondent les loutres » las loiras en limousin (prononcer louèras), terme qui désigne aussi une femme de mauvaise vie, d'où le juron sonore filh de loira, fils de ... l'idiome hexagonal ordinairement fade et insipide ne manque pas, pour une fois, de compléments expressifs. La Peyrade, nid de verdure, délicieuse thébaïde; un vieux moulin «retapé» avec goût dans un parc naturel bien entretenu, deux ruisseaux aux eaux vives apparemment exemptes de toute pollution paradis des pêcheurs de truites, havre de quiétude et de détente.
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Orgnac-sur-Vézère
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