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LA BICHE
Courant bien vivement par les prés, par les bois J'évite à chaque pas les pièges d'une meute Qui voudrait bien ce soir me forcer aux abois Sous les yeux d'un chasseur, qui par ses cris l'ameute.
Mais d'un coup de fusil me voici donc blessée Et je sens sur mon corps s'écouler tout mon sang; Heureusement voici qu'une main empressée Vient vite me soigner d'un air compatissant
Merci bien gente dame au cœur samaritain D'avoir par vos bons soins guéri toutes mes plaies; Je m'en vais maintenant trouver mon bouquetin Dans nos bois bien aimés, au delà de vos claies.
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